La réalité vécue
Ce qui est effectivement là : un silence, un refus, une perte, une incertitude ou un manque concret qui semble posséder le pouvoir de nous retirer la paix.
Reconnaître comment l’écart entre ce qui est et ce qui devrait être nourrit l’impression de séparation.
Une réponse ne vient pas, une relation ne ressemble pas à ce que tu espérais, une douleur demeure, une décision tarde ou l’avenir semble incertain.
Puis, presque aussitôt, une autre réalité apparaît : celle dans laquelle l’autre aurait répondu, la situation serait différente, la sécurité serait revenue ou tu serais enfin devenu la personne que tu devrais être.
La difficulté est bien réelle. Mais la souffrance peut se resserrer lorsque l’amour, la sécurité, la valeur ou la complétude semblent avoir été déplacés dans cette seconde réalité.
Entre ce que tu vis et ce qui devrait être, est-ce seulement une situation qui manque… ou est-ce ton identité que le personnage a placée ailleurs?
Distinguer, choisir, discerner et agir relèvent d’une fonction nécessaire. La conscience duelle, dans le sens que lui donne Joel Goldsmith, commence plus profondément : lorsque le bien et le mal deviennent deux pouvoirs autonomes, l’un capable de nous sauver et l’autre de nous détruire.
Ce qui est effectivement là : un silence, un refus, une perte, une incertitude ou un manque concret qui semble posséder le pouvoir de nous retirer la paix.
Ce qui devrait être à sa place, et à quoi le personnage confie le pouvoir de lui rendre l’amour, la paix, la valeur ou la complétude.
« Ce qui est devient insuffisant lorsqu’une autre réalité lui est demandée. »
Cette halte ne cherchera pas à utiliser la Conscience pour obtenir la réalité désirée. Elle partira du vécu quotidien pour reconnaître ce qui, au cœur même du manque, n’a jamais été absent.
Nommer sobrement ce qui est, puis la réalité qui devrait être là à sa place.
Voir ce qui semble avoir été déplacé ailleurs : amour, sécurité, valeur, appartenance, liberté ou permission d’être.
Reconnaître le pouvoir donné à ce qui est et celui confié à ce qui devrait être.
Voir que le monde dit matériel n’apparaît jamais hors de la Conscience dite spirituelle.
Distinguer une porte d’un mur, un oui d’un non ou une relation saine d’une relation dangereuse demeure nécessaire. Ce discernement fonctionnel ne doit pas être confondu avec la croyance que le bien et le mal seraient deux puissances rivales.
Dans la double réalité, ce qui est reçoit souvent le pouvoir de nous retirer la paix, tandis que ce qui devrait être reçoit celui de nous la rendre. La spiritualité peut alors devenir la recherche d’un bon pouvoir assez fort pour vaincre le mauvais.
La Conscience non-duelle n’est pas ce pouvoir supérieur. Elle est l’unique Réalité dans laquelle le bien attendu et le mal redouté apparaissent sans jamais constituer deux Sources.
« Le bien que j’attends et le mal que je redoute apparaissent dans ce qui n’a jamais eu d’opposé. »
Cette rencontre ne dira pas que toute souffrance est créée par la pensée, que tu es responsable de ce que tu subis ou qu’une reconnaissance spirituelle devrait faire disparaître la douleur.
Elle ne séparera pas non plus un monde matériel imparfait d’un monde spirituel supérieur. Le corps, le diagnostic, l’argent, l’absence et la limite à poser sont toujours rencontrés dans la Conscience; ils peuvent demander une réponse sans devenir un second pouvoir opposé à la Source.
Une maladie peut exiger des soins, une injustice appelle une réponse, une limite peut devoir être posée et une situation peut devoir être quittée. La reconnaissance de l’unique Pouvoir ne remplace aucune action juste.
« Ce que j’appelle matériel n’apparaît jamais hors de la Conscience que j’appelle spirituelle. »
Non. Cette halte part d’expériences quotidiennes et forme un ensemble complet, même si elle poursuit le mouvement de la Traversée estivale.
Non. Tu pourras demeurer avec un fragment du vécu, sans raconter toute ton histoire ni t’exposer. Le partage demeure libre.
Non. Le discernement est indispensable pour choisir, protéger et agir. Nous distinguerons cette fonction de la conscience duelle qui attribue au bien et au mal deux pouvoirs autonomes, puis sépare la matière de l’Esprit.
Non. Cette halte ne remplace aucun soin, accompagnement professionnel, décision, limite ou mesure de protection nécessaire.
Tu choisis librement ta contribution au moment de l’inscription. Elle soutient la Traversée, la rencontre et les ressources remises après la halte.
Une traversée de la double réalité vers les retrouvailles avec la Conscience, à partir de ce que tu vis déjà, sans nier la douleur et sans abandonner l’action juste.
Je participe à la Halte #7